Annonce des listes restreintes : Prix d’excellence pour les arts visuels et le commissariat de 2026 !
15 juillet 2026
La Fondation Hnatyshyn est ravie de présenter les dix artistes et commissaires canadien•nes qui ont été retenu•es sur les listes restreintes des Prix d’excellence en mi-carrière pour les arts visuels et le commissariat d’art contemporain.
À partir de la liste préliminaire annoncée précédemment, qui comptait au total 28 candidat•es, les comités de sélection ont mené un processus exigeant visant à réduire cette liste à deux listes restreintes, composées de cinq artistes et de cinq commissaires d’exposition qu’ils estiment particulièrement mériter d’être récompensé•es à ce stade de leur carrière. Tout au long des délibérations, les membres des comités de sélection ont exprimé leur conviction que chacun et chacune des artistes et commissaires retenu•es ont ouvert de nouvelles voies dans la création et la réflexion artistiques au Canada, renforçant ainsi le paysage artistique canadien.
La Fondation Hnatyshyn est fière d’apporter un soutien financier essentiel à l’écosystème artistique canadien par le biais de ses bourses et de ses prix. Le Prix d’excellence en mi-carrière pour le commissariat d’art contemporain (20 000 dollars) et le Prix d’excellence en mi-carrière pour les arts visuels (20 000 dollars) offrent une reconnaissance à des artistes et commissaires d’exposition canadiens exceptionnels, ainsi qu’un soutien décisif pour l’évolution de leurs carrières.
Liste restreinte : Le Prix d’excellence en mi-carrière de la Fondation Hnatyshyn pour le commissariat d’art contemporain
De la gauche supérieure vers la droite inférieure : Cheryl Sim (photo : Guillaume Simoneau, avec l’aimable autorisation de Cheryl Sim) | Mona Filip (photo : Victoria Cimolini, avec l’aimable autorisation de Mona Filip) | Mireille Eagan (photo : lvimagery, avec l’aimable autorisation de Mireille Eagan) | Taqralik Partridge (avec l’aimable autorisation de Taqralik Partridge) | Crystal Mowry (photo : Carey Shaw, avec l’aimable autorisation de Crystal Mowry)
Le comité de sélection pour le commissariat d’exposition a souligné que les commissaires retenues cette année font preuve d’une générosité d’esprit inspirante et d’un engagement envers les communautés et les artistes qu’elles accompagnent. Comme en témoignent la créativité et la réflexion qui caractérisent leurs démarches, elles s’imposent comme des visionnaires incontournables du paysage artistique canadien.
Cheryl Sim
Cheryl Sim est directrice et commissaire en chef du PHI à Montréal, mais aussi artiste et chercheuse. Elle a débuté sa carrière en 1992 au Studio D, l’atelier féministe de l’Office national du film du Canada. Au PHI, elle a organisé des expositions majeures, notamment « GROWING FREEDOM : Yoko Ono » et « Revealing Narratives : STAN DOUGLAS », et plus récemment « Efflorescence/The Way We Wake » de RAJNI PERERA et MARIGOLD SANTOS, ainsi que « Unity and Darkness » de MANUEL MATHIEU. Elle a rédigé des essais pour de nombreuses publications d’artistes, et sa thèse de doctorat a mené à la publication du Wearing the Cheongsam: Dress and Culture in a Chinese Diaspora, publié par Bloomsbury Academic UK en 2019. Elle a donné des conférences dans des universités à travers le Canada et a animé de nombreuses tables rondes et discussions avec des artistes dans des institutions artistiques, des festivals et des salons, notamment la foire Papier Art, MUTEK, Ars Electronica, Art Toronto et World Art Foundations. Elle a siégé à plusieurs jurys d’évaluation par les pairs pour le Conseil des arts du Canada, ainsi qu’au jury du prestigieux Prix Sobey (2022) et du Prix d’art contemporain du Musée national des Beaux-Arts du Québec (2024). Bénévole active, elle est actuellement présidente du conseil d’administration de l’Organisation canadienne des directeurs de musées d’art (CAMDO) et siège au conseil d’administration de l’Association des conservateurs de musées d’art (AAMC).
Mona Filip
Mona Filip est une commissaire d’exposition et une écrivaine dont la carrière s’étend sur deux décennies, au cours desquelles elle a développé des programmes d’art visuel critiques, soutenu la production d’œuvres nouvelles et fait découvrir des artistes nationaux et internationaux au public local. Le déplacement et l’adaptation sont au cœur de ses recherches curatoriales, nourries par ses expériences personnelles d’immigration et de vie en diaspora. Rassemblant un éventail de perspectives sur la mémoire collective, le lieu et l’appartenance, ses projets examinent la relation entre le personnel et le politique, les façons de réécrire et de rectifier l’histoire, la restitution et la réparation muséales, ainsi que la narration comme moyen de construire un monde.
À travers une approche axée sur les idées et le dialogue, Mona collabore avec des artistes pour créer des installations expérientielles qui transforment le « cube blanc » traditionnel, s’adaptent de manière pertinente à des environnements atypiques et interpellent le public sur les plans sensoriel, émotionnel et intellectuel. Dans l’ensemble de son œuvre, elle encourage l’innovation au sein des pratiques artistiques et les échanges d’idées entre les disciplines.
Originaire de Bucarest, en Roumanie, Mona a obtenu son baccalauréat en beaux-arts à la Corcoran School of Art, à Washington DC, puis sa maîtrise en beaux-arts à l’université SUNY de Buffalo. Elle a commandé d’importantes œuvres nouvelles à des artistes canadiens tels que Caroline Monnet, Sameer Farooq, Ghazaleh Avarzamani, Karen Tam et José Luis Torres, tout en organisant les premières expositions canadiennes d’artistes internationaux de renom tels que Raphaël Zarka, Christian Hidaka, Sigalit Landau et Isabel Rocamora. Elle occupe actuellement le poste de commissaire en chef de Contemporary Calgary.
Mireille Eagan
Mireille Eagan est commissaire d’art contemporain à The Rooms, à St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador, où son travail a profondément influencé la présentation, l’interprétation et la perception par le public de l’art contemporain et historique dans la région de l’Atlantique. Auparavant, elle était commissaire à la Confederation Centre Art Gallery et a collaboré avec des galeries et des organisations gérées par des artistes dans l’ensemble du Canada atlantique.
Eagan a organisé plus de 150 expositions, seule ou en collaboration, notamment « Christopher Pratt : The Places I Go » (2015), la rétrospective itinérante à l’échelle nationale « Mary Pratt » (2013-2015), « Mary Pratt : This Little Painting » à la Galerie nationale du Canada (2015), ainsi que le projet parallèle officiel de la Terra Nova Art Foundation lors de la 55e Biennale de Venise (2013). Sa pratique de commissaire d’exposition repose sur une attention particulière portée aux artistes, aux lieux et à l’engagement du public, ainsi que sur un engagement constant à renforcer le patrimoine scientifique et culturel de Terre-Neuve-et-Labrador et de l’art du Canada atlantique.
Auteure, éditrice, conférencière et membre de jury reconnue, Eagan a siégé au sein des jurys du Prix Sobey d’art, du Concours canadien de peinture RBC, du Prix national d’art de Salt Spring, du Prix Scotiabank de photographie, du Conseil des arts du Canada et du Prix Strathbutler. Ses textes ont été publiés dans Border Crossings, C Magazine, Canadian Art, The Globe and Mail, Visual Arts News et Inuit Art Quarterly, et elle a donné de nombreuses conférences à travers le Canada et à l’étranger.
Taqralik Partridge
En tant que commissaire d’exposition indépendante, Taqralik Partridge travaille en étroite collaboration avec des artistes inuits et d’autres artistes autochtones de la région circumpolaire, en s’inspirant de la vision inuite de la communauté et de la famille. Elle conçoit des expositions destinées en priorité aux Inuits, en mettant en avant les langues et les pratiques créatives inuites. Taqralik Partridge a occupé le poste de conservatrice adjointe chargée de l’art autochtone à l’Art Gallery of Ontario, ainsi que celui de conservatrice auxiliaire à l’Art Gallery of Guelph. Elle a co-organisé des expositions pour le Centre canadien d’architecture et la Galerie d’art d’Ottawa. Taqralik est l’ancienne directrice du Nordic Lab à SAW (Ottawa). Son œuvre visuelle a fait l’objet d’expositions internationales, notamment à la Biennale de Sydney en 2020 et dans le cadre des expositions itinérantes Among All These Tundras (2020) et Radical Stitch. Taqralik a été la première rédactrice en chef inuite pour la revue Inuit Art Quarterly.
Crystal Mowry
Crystal Mowry est directrice des programmes à la MacKenzie Art Gallery. Elle occupait auparavant le poste de conservatrice en chef à la Kitchener-Waterloo Art Gallery, où elle a supervisé les expositions, la collection et les activités éditoriales de la galerie pendant plus d’une décennie. Ses projets individuels avec les artistes Deanna Bowen, Maggie Groat et Ernest Daetwyler ont reçu le prix de l’Exposition de l’année décerné par Galeries Ontario / Ontario Galleries. Elle est lauréate d’un Waterloo Region Arts Award (2020) et a été retenue sur la liste restreinte du Prix d’excellence en mi-carrière pour le commissariat d’art contemporain de la Fondation Hnatyshyn (2024, 2025). Elle a rédigé des textes pour divers ouvrages consacrés à des artistes, notamment sur le travail de Brendan Fernandes, August Klintberg et Shary Boyle. Originaire de Tkaronto (Toronto), Mowry est actuellement installée dans la région du Traité n° 4 (Regina), où elle vit avec sa famille.
Liste restreinte : Le Prix d’excellence en mi-carrière de la Fondation Hnatyshyn pour les arts visuels
De la gauche supérieure vers la droite inférieure : Brenda Draney (avec l’aimable autorisation de Brenda Draney, Catriona Jeffries (Vancouver) et Ortuzar (New York)) | Tau Lewis (photo : Lluna Falgas, avec l’aimable autorisation de Tau Lewis) | Howie Tsui (photo : Rémi Thériault, avec l’aimable autorisation de Howie Tsui) | Catherine Telford-Keogh (photo : Sarah Bodri, avec l’aimable autorisation de Catherine Telford-Keogh) | Zadie Xa (photo : Artifacts Copy, avec l’aimable autorisation de Zadie Xa)
Le comité de sélection pour les arts visuels a souligné que chacun et chacune des artistes retenu•es a apporté une contribution significative à l’art canadien grâce à sa voix captivante et à sa pratique artistique particulièrement inventive. Ces artistes se sont imposé•es comme des précurseur•es dans leur domaine, et leur présence sur la liste des finalistes reflète la conviction du comité de sélection qu’ils et elles continueront à bousculer et à façonner les arts visuels au Canada.
Brenda Draney
Brenda Draney (née en 1976, membre de la Première Nation de Sawridge, Traité n° 8 ; vit et travaille à Edmonton) utilise la peinture figurative pour explorer les thèmes de la mémoire, de l’identité et de la complexité des relations. Ses peintures oniriques mettent en évidence une tension entre la précision de la représentation et l’espace de la toile non peinte. Des coups de pinceau épurés évoquent des scènes domestiques inquiétantes, des campements de tentes et des catastrophes environnementales, puisés dans des sources à la fois mémorisées, héritées et imaginées. Caractérisées par de vastes zones de toile vierge, ses œuvres dépeignent des récits fragmentés issus de ses communautés de Slave Lake et du nord de l’Alberta. Ce qui subsiste est à la fois ambigu et ambivalent, offrant « une porte ou un point d’entrée permettant au spectateur de venir y apporter ses propres histoires et de pénétrer dans l’œuvre selon ses propres termes ». Plutôt que de se contenter de représenter ce qui a été vu, elle rend visible ce qui reste tacite ou ce qui ne peut être exprimé.
Parmi les récentes expositions solo de Draney, on peut citer Ortuzar, New York (2025) ; l’Art Gallery of Grande Prairie (2025) ; The Art Gallery of Alberta, à Edmonton (2024, 2013) ; The Arts Club of Chicago (2023) ; The Power Plant, à Toronto (2023) ; Catriona Jeffries, à Vancouver (2023, 2022) ; la McMichael Canadian Art Collection, à Kleinburg (2020) ; et Fogo Island Arts (2019). Parmi ses expositions collectives récentes, citons la Collection d’art canadien McMichael, à Kleinburg (2026) ; le Musée national des beaux-arts du Québec, à Québec (2024) ; l’Art Gallery of Alberta, à Edmonton (2023, 2022, 2018, 2015) ; le NS Dokumentationszentrum, à Munich (2019) ; la Walter Phillips Gallery, à Banff (2019) ; les Oakville Galleries (2018) ; la Kitchener-Waterloo Gallery (2018) ; l’Audain Gallery, à Vancouver (2017) ; le Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa (2016) ; l’Esker Foundation, à Calgary (2015) ; et la Mendel Art Gallery, à Saskatoon (2013). Elle a obtenu une maîtrise en arts appliqués à l’Université d’art et de design Emily Carr (2010) et un baccalauréat en beaux-arts à l’Université de l’Alberta (2006). Draney a reçu le prix Eldon et Anne Foote des arts visuels en 2014 et a remporté le concours de peinture RBC en 2009.
Brenda Draney, Breach, 2025, huile sur toile, 48 x 60 pouces (122 x 152 cm). Photo : Steven Probert. Avec l’aimable autorisation de Catriona Jeffries, Vancouver et Ortuzar, New York.
Tau Lewis
Tau Lewis crée des installations théâtrales à partir de matériaux et d’objets trouvés ; chaque sculpture est conçue comme un personnage s’inscrivant dans le projet continu de l’artiste visant à construire un univers, en puisant son inspiration narrative dans les mythes, la littérature, la poésie, la musique et la spiritualité. Lewis entame son processus de création en rassemblant des tissus et des matériaux usagés provenant de son environnement immédiat et en les entreposant dans son atelier — tels que des vêtements et des tissus usés, du cuir, des photographies et des éléments naturels comme du bois flotté et des coquillages —, s’imprégnant de leurs qualités animistes et de leurs souvenirs pour tisser avec eux une relation au fil du temps, avant de les intégrer à son œuvre. Elle transforme ces matériaux simples en sculptures souples élaborées, en masques et en autres assemblages, en cousant à la main, en sculptant et en recourant à d’autres techniques de fabrication analogiques.
Tau Lewis est née en 1993 à Toronto, au Canada. Elle vit et travaille entre Brooklyn, à New York, et Londres, au Royaume-Uni. Parmi ses expositions solo, on peut citer une œuvre commandée spécialement pour l’Institute of Contemporary Art de Boston, en 2024-2025 ; une exposition chez Sadie Coles, à Londres, en 2025 ; une autre chez David Zwirner, à Los Angeles, en 2025 ; 52 Walker Street, à New York, en 2022-2023 ; et au Musée des beaux-arts du Canada, en 2021-2022. Parmi ses expositions collectives et projets, on peut citer des présentations avec le Public Art Fund, à New York ; le MoMA PS1, à New York ; le New Museum, à New York ; Hepworth Wakefield, à Wakefield, au Royaume-Uni ; la Tate Modern, à Londres ; et le SFMoMa, à San Francisco. Lewis a participé à la Biennale de Venise de 2022, « The Milk of Dreams », organisée par Cecilia Alemani, ainsi qu’à « Prospect.5 : Yesterday we said tomorrow » à La Nouvelle-Orléans, en 2021-2022. Parmi ses prochaines expositions solo, citons celles prévues au Brandts Museum, à Odense, au Danemark, en 2026, et au Tramway, à Glasgow, en 2027.
Vue de l’installation de ‘Spirit Level’ , 2025, à David Zwirner Los Angeles. Photo : Elon Schoenholz. © Tau Lewis. Avec l’aimable autorisation de l’artiste et David Zwirner Los Angeles.
Howie Tsui
Howie Tsui (徐浩恩, né en 1978 à Hong Kong) vit sur les territoires non cédés des Salishs de la Côte. Sa pratique multidisciplinaire englobe la peinture à l’encre au pinceau, la sculpture sonore, les caissons lumineux lenticulaires et l’installation. Tsui construit des environnements fictifs et tendus qui remettent en cause des formes d’art et des genres narratifs vénérés, souvent issus de la tradition des lettrés chinois. Il recourt à un langage visuel stylisé, à la fois dérisoire et exagéré, afin de satiriser et de désamorcer les régimes en expansion et leurs programmes culturels hégémoniques. La branche la plus remarquable de sa pratique consiste à utiliser des séquences d’animation algorithmiques pour soulever des questions autour de l’ordre, du chaos et du potentiel d’harmonie sociale au sein de sociétés auto-organisées. Tsui synthétise des angoisses socioculturelles divergentes liées à la superstition, à la surveillance et à « l’autre abject » à travers un regard résolument extérieur, afin de mettre en lumière les expériences de la diaspora.
Parmi ses expositions solo, on peut citer : Patel Brown, Toronto (2025) ; Hanart TZ, Hong Kong (2024) ; le musée Glenbow (2023) ; Art Windsor-Essex (2022) ; l’Art Gallery of Greater Victoria (2021) ; The Power Plant, Toronto (2020) ; Ringling Museum of Art, États-Unis (2020) ; Ottawa Art Gallery (2019) ; OCAT Museum, Xi’an (2018) et Vancouver Art Gallery (2017).
Sélection d’expositions collectives : Biennale internationale d’art de Macao (2023) ; Art Gallery of New South Wales (2022) ; Tai Kwun Contemporary, Hong Kong (2021) ; Para Site, Hong Kong (2014) ; et Asian Art Museum, San Francisco (2013).
Collections publiques : Musée des beaux-arts du Canada, Vancouver Art Gallery, Art Gallery of New South Wales, Banque d’art du Conseil des arts du Canada, Collection McMichael d’art canadien, Galerie d’art d’Ottawa, Ville d’Ottawa, Affaires mondiales Canada, Collection RBC, Centre d’exposition de Baie-Saint-Paul et M+ Museum of Visual Culture.
Tsui a reçu le prix Joseph-Stauffer du Conseil des Arts du Canada (2005), a figuré sur la liste préliminaire du prix Sobey (2018) et a été retenu sur la liste restreinte du prix d’excellence en mi-carrière de la Fondation Hnatyshyn (2024). Il est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’université de Waterloo.
Howie Tsui, Radial Palms, 2023, pigments de peinture et encre sur papier de mûrier monté sur soie, 74.3 x 106 cm. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
Catherine Telford Keogh
Catherine Telford Keogh (née à Toronto, au Canada ; vit et travaille à New York) est une artiste interdisciplinaire qui explore la sculpture, l’installation et les matériaux contingents. Attirée par les matériaux et les idées qui suscitent la curiosité et un sentiment d’inconnu, Telford Keogh examine la manière dont la matière est retenue, broyée, préservée et dissoute au sein des systèmes d’extraction et de circulation, en retraçant les façons dont les matériaux résistent et réécrivent les ordres qui leur sont imposés. Son travail est un moyen de réfléchir avec les matériaux à travers des échelles incompatibles et des registres temporels disjoints, permettant au temps géologique profond et à l’accélération industrielle de se heurter au sein d’un même champ matériel.
Parmi ses expositions, on peut citer « Cradlers », au Socrates Sculpture Park, dans le Queens, à New York (2025) ; « Carriers (Gravity-Fed) », au Musée d’art contemporain de Toronto (2024) ; « Shelf Life », chez Helena Anrather, à New York (2023) ; et « Nervous System », chez Helena Anrather, à New York (2020). Son travail a été présenté dans le cadre d’expositions collectives à ILY2, New York ; HESSE FLATOW, Amagansett, New York ; Galeria Fidelidade Arte, Lisbonne ; Franz Kaka, Toronto ; Public Gallery, Londres ; le Centre culturel canadien, Paris ; Someday Gallery, New York ; le Bronx Museum, New York ; la Galerie Antoine Ertaskiran, Montréal ; le Seattle Art Museum ; Thkio Ppalies, Chypre ; et Interstate Projects, New York, entre autres.
Telford Keogh est la première lauréate du prix Jack Galef des arts visuels décerné par la Fondation Guggenheim et lauréate du prix Creative Capital 2026 ; elle figurait sur la liste des présélectionnés pour le prix Sobey Art en 2020. Elle est titulaire d’une maîtrise en beaux-arts (M.F.A.) en sculpture et d’une maîtrise en recherche (M.A.R.) en études sur les femmes, le genre et la sexualité, toutes deux obtenues à l’université de Yale.
Slick Keeper, 2026 (détail), onyx récupéré, Vaseline®, acier inoxidable, nappe mise en décharge, petite monnaie, 13.4 × 28.3 × 52.6 pouces. Documentation : Michael Assiff.
Zadie Xa
Zadie Xa a développé une pratique artistique étendue qui aborde la nature des identités diasporiques, les histoires mondiales, les héritages familiaux et la communication interespèces. Elle explore ces thèmes à travers des installations immersives qui font appel à l’expérience sensorielle du spectateur, en intégrant souvent des éléments de peinture, de sculpture, de textile, de son et de performance. Née à Vancouver, au Canada, et désormais installée à Londres, au Royaume-Uni, Xa puise dans son héritage coréen pour mettre en lumière des récits qui ont été occultés ou réprimés. Pour elle, l’art offre un moyen d’analyser les conditions sociopolitiques et les comportements culturels à travers le prisme du déguisement, du jeu, des costumes et de la narration. Adoptant une démarche de travail hautement collaborative, elle a noué des échanges réguliers avec des danseurs et des musiciens et travaille en étroite collaboration avec l’artiste Benito Mayor Vallejo depuis 2006.
Les expositions solo consacrées à l’œuvre de Xa ont été présentées dans des institutions internationales telles que la Whitechapel Gallery à Londres, le Space K à Séoul, The Box à Plymouth, la Leeds Art Gallery, le Remai Modern à Saskatoon, le De La Warr Pavilion à Bexhill-on-Sea, le Tramway à Glasgow, le Yarat Contemporary Art Space à Bakou et la Pump House Gallery à Londres.
Parmi ses projets à venir figurent une exposition itinérante à l’Esker Foundation de Calgary, à The Power Plant de Toronto et au PHI de Montréal, ainsi qu’une exposition personnelle commandée par le musée Guggenheim de Bilbao à l’automne 2026.
En 2019, Xa a été invitée à participer au programme de performances organisé par Ralph Rugoff et Aaron Cezar dans le cadre de la 58e Biennale de Venise. Elle a également pris part à la Biennale de Jeju, à la 13e Biennale de Shanghai et à la 16e Biennale de Sharjah, pour laquelle elle a été nominée au prix Turner. Xa est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université d’art et de design Emily Carr et d’une maîtrise en peinture du Royal College of Art.
Calendrier des dévoilements
Nous avons hâte d’annoncer les lauréat•es, ainsi que la composition des jurys, le 15 août.
À propos des Prix de mi-carrière
Les prix de mi-carrière de la Fondation Hnatyshyn sont décernés une fois par an à un•e artiste et un•e commissaire d’exposition canadien•nes afin de récompenser leur travail exceptionnel dans leurs domaines respectifs et en prévision de leurs contributions futures au patrimoine de l’art canadien.
Le Prix d’excellence en mi-carrière de la Fondation Hnatyshyn pour les arts visuels, de 30 000 $, est décerné à un•e artiste canadien•ne à mi-carrière, en reconnaissance de l’excellence et de l’innovation dont iel a fait preuve dans son œuvre et en anticipation du caractère remarquable de ses réalisations artistiques futures.
Le Prix d’excellence en mi-carrière de la Fondation Hnatyshyn pour le commissariat d’art contemporain, de 20 000 $, est décerné à un•e commissaire à mi-carrière, en reconnaissance de sa contribution importante à l’avancement de l’art contemporain au Canada.
Jurys
Pour chaque prix, un comité de sélection composé d’expert•es du secteur artistique de partout au Canada dresse la liste des candidat•es et la réduit au fil d’une série de votes et de délibérations.
Directives, ancien•nes lauréates et ancien•nes membres du jury : https://www.rjhf.com/programmes-en-cours/mid-carriere.
De la part de la Fondation Hnatyshyn, toutes nos félicitations aux artistes et aux commissaires qui figurent sur les listes restreintes!