Les Prix William et Meredith Saunderson pour les artistes de la relève soutiennent de jeunes artistes de la relève en arts visuels dont les œuvres montrent un potentiel exceptionnel, et possédant la détermination et le talent pour contribuer au patrimoine artistique canadien. Trois Prix Saunderson (premiers prix) de 10 000 $ chacun, ainsi que trois Prix Saunderson (finalistes) de 4 000 $ chacun, sont octroyés tous les ans.
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L’appel à candidatures pour 2027 sera annoncé en début d’année. Nous vous encourageons à vous inscrire à notre liste d’envoi afin de ne pas manquer les futurs appels (voir le formulaire d’inscription en bas de page).
Lignes directrices (2026) (PDF) — Merci de lire les lignes directrices au complet avant de soumettre une nomination.
Les soumissions peuvent être en anglais ou en français.
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2026
Pedro Barbáchano (il)
Photo : avec l’aimable autorisation de Pedro Barbáchano.
Pedro Barbáchano est un artiste installé à Montréal. À travers des recherches d’archives, il retrace la circulation du patrimoine de l’Égypte antique afin d’examiner la diplomatie postcoloniale ainsi que le rôle de la photographie et de la conservation muséale dans la construction du spectacle touristique. Son œuvre, qui couvre des publications, des installations et des expositions, a été présentée au Centre CLARK, chez Artexte, au Centre Canadien d’Architecture, à la Leonard & Bina Ellen Art Gallery et à The New Gallery.
Barbáchano a reçu la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain, la Roloff Beny Fellowship et le Gabor Szilasi Prize in Photography, ainsi que du soutien du Conseil des Arts du Canada. En 2026, il a été artiste en résidence à la Cité internationale des arts à Paris et à Est-Nord-Est à Saint-Jean-Port-Joli, au Québec. Il a été conférencier à l’université Concordia et contribué à la programmation publique du Centre Canadien d’Architecture. Ses œuvres font partie de collections privées au Canada et en Espagne.
Pedro Barbáchano, Corps Exposé. Vue de l’exposition au Centre CLARK, Montréal, 2026. Avec l’aimable autorisation de Pedro Barbáchano.
Pedro Barbáchano, approximately 760 kg of public property, installation à la Galerie Leonard and Bina Ellen, 2024-2025. Caisse d'expédition, étiquettes, vinyle. 3 × 3 × 3 m. Avec l’aimable autorisation de Pedro Barbáchano.
« Recevoir le prix William et Meredith Saunderson pour les artistes de la relève est une reconnaissance transformatrice et profondément valorisante. À ce stade de ma carrière, le fait d’être reconnu par un jury dont j’admire le travail me donne l’assurance que mes questionnements sur le patrimoine culturel, le déplacement et la vie politique des images peuvent trouver un écho au-delà des histoires spécifiques dont ils sont issus. Ce prix a également un impact très concret. Mon travail actuel s’étend à mon premier court-métrage, qui examine les inégalités politiques inhérentes à la manière dont les corps sont traités après la mort. Ce financement me permettra d’entamer la conception et la planification de la production de ce film, tandis que j’interrogerai des experts et que je travaillerai avec une équipe, en alternant entre travail d’archives, recherche sur le terrain et premières étapes de production. Au-delà de sa valeur financière, ce prix me m’a donné le sentiment d’être soutenu au sein de la communauté artistique canadienne dans son ensemble. Je suis profondément reconnaissant envers la Fondation Hnatyshyn et le jury pour ce vote de confiance. Ceci renforce ma détermination à poursuivre ce processus lent, exigeant et souvent incertain qu’est la création artistique. »
Site web : pedrobarbachano.com
Instagram : @pedrobarbachano
Gayle Uyagaqi Kabloona (elle)Photo : Alex Archimbaud. Avec l’aimable autorisation de Gayle Uyagaqi Kabloona.
Gayle Uyagaqi Kabloona est une artiste et écrivaine inuite multidisciplinaire installée à Ottawa, en Ontario, qui réalise des céramiques, des estampes, des œuvres graphiques, des œuvres d’accrochage mural et bien d’autres créations. Son travail s’inspire de l’art de ses ancêtres et intègre souvent des récits traditionnels inuits racontés à travers un prisme moderne et féministe. Gayle aime transposer ses images d’un médium à l’autre, tout en respectant les méthodes et le savoir-faire traditionnels. Elle offre un regard intime sur la vie inuite contemporaine à travers son art, ses récits, le partage de ses compétences au sein de sa communauté et ses écrits sur sa passion pour l’art et l’histoire inuits.
L’œuvre de Gayle intitulée Celebrating Mitiarjuk Nappaaluk a été mise à l’honneur dans le Google Doodle sur la page d’accueil de Google à l’occasion de la Journée des peuples autochtones en 2023. Son travail a également été inclus dans la première collection annuelle de timbres Vérité et réconciliation de Postes Canada en 2022, et figure dans des collections institutionnelles telles que celles du Gardiner Museum, du Musée des beaux-arts de Montréal, d’Affaires mondiales Canada et d’Affaires autochtones et du Nord Canada, ainsi que dans des collections privées à l'international.
Gayle Uyagaqi Kabloona, Feminist Sedna, 2025. Duffel en laine, laine melton et fil à broder. 138 x 138 cm. Photo : Tess Girard et Shelby Lisk (recadré). Avec l’aimable autorisation de Gayle Uyagaqi Kabloona.
Gayle Uyagaqi Kabloona, Ilakka, 2023. Céramique, sous-glaçure, glaçure. 12,7 × 20,3 × 20,3 cm. Avec l’aimable autorisation de Gayle Uyagaqi Kabloona.
« Recevoir ce prix est un honneur et une étape importante dans ma carrière d’artiste. J’adore créer un lien entre mon art et le public, raconter des histoires à travers les images et faire connaître l’art inuit sur de nouvelles plateformes. Je suis très reconnaissante envers la Fondation Hnatyshyn et la famille Saunderson pour cette distinction. C’est un formidable soutien qui me permet de poursuivre ma création artistique et une occasion d’investir dans mes futurs projets. Quelle chance de pouvoir continuer de créer l’art que j’aime ! »
Site web : Uyagaqi.ca
Instagram : @uyagaqi
Michaëlle Sergile (elle)
Photo : Vladim Vilain. Avec l’aimable autorisation de Michaëlle Sergile.
Michaëlle Sergile (née à Chicago ; vit au Canada) est une artiste et commissaire d’exposition indépendante. Elle a passé sa petite enfance à Port-au-Prince, en Haïti, avant de s’installer au Canada. Dans son travail, elle s’appuie sur des archives de la période postcoloniale, y compris des documents textuels et visuels provenant des années 1950 à nos jours. À travers l’art du tissage, elle cherche à comprendre et à réécrire les histoires des communautés noires, en accordant une attention particulière aux femmes et aux communautés se situant à divers carrefours identitaires. Souvent considéré comme un artisanat associé à la féminité, le tissage devient, entre ses mains, un langage permettant de questionner les relations entre le genre et l’ethnicité.
Sergile a récemment exposé au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée d’art de Joliette, à la Biennale Off de Dakar, au McCord Stewart Museum et au Centre culturel canadien à Paris. Elle a été présélectionnée pour le Prix Sobey (2022) et a été nommée Artiste visuelle de l’année lors du Gala Dynastie (2023). Elle a participé à des résidences à la Fonderie Darling (Montréal), à Lottozero (Italie) et à l’Icelandic Textile Center (Islande). En 2026, Sergile a présenté son exposition personnelle And Then, Perhaps, a Memory à VOX, centre de l’image contemporaine, a vu l’une de ses œuvres acquise pour la première fois par un musée aux États-Unis et a exposé au MSU Broad Art Museum, sa première exposition dans un musée américain. Son œuvre sera prochainement exposée à la Fondation Clément (Martinique) dans le cadre de Paris Noir, une exposition organisée par le Centre Pompidou.
Michaëlle Sergile, And Then, Perhaps, a Memory, 2026. Tissus à trame unique, tissés à la main sur un métier Jacquard et un métier à tisser traditionnel Jack, coton. Installation, 354 x 70 po. Photo : Mike Patten. Avec l’aimable autorisation de Michaëlle Sergile.
Michaëlle Sergile, Lè m sot Ayiti, 2024. Tissus à trame unique tissés à la main sur un métier Jacquard, coton, installation, téléviseur à tube cathodique, vidéo. 350 × 120 po. Photo : Simon Belleau. Avec l’aimable autorisation de Michaëlle Sergile.
« Je suis profondément reconnaissante et honorée de recevoir un Prix William et Meredith Saunderson pour les artistes de la relève. En tant qu’artistes, nous traversons souvent des périodes d’activité intense et de grande visibilité, suivies de moments plus calmes marqués par l’incertitude, la recherche et la réflexion. Ces changements font naturellement partie de la pratique artistique, mais les moments de reconnaissance comme celui-ci sont particulièrement touchants, car ils nous rappellent que notre travail est vu, compris et apprécié.
Recevoir ce prix revêt une importance particulière à ce stade de ma carrière. Ces dernières années, ma pratique n’a cessé d’évoluer à travers le tissage, l’installation, la vidéo et la sculpture, ce qui m’a permis d’élargir mes modes d’approche des archives, de la mémoire et de l’histoire des communautés noires.
Ce prix soutiendra directement une transition importante dans ma pratique. Alors que je termine ma résidence à la Fonderie Darling, je me prépare à emménager dans un nouvel atelier et à développer, aux côtés d’autres artistes, un espace de menuiserie autogéré. Ce nouveau chapitre me permettra de continuer à développer les aspects sculpturaux et d’installation de mon travail, tout en créant un environnement collaboratif fondé sur l’échange et le partage des connaissances. Je suis sincèrement reconnaissante de cette distinction et du soutien qu’elle représente. Au-delà de l’aide financière, ce prix m’apporte un encouragement à un moment où je suis en pleine évolution et me rappelle l’importance de continuer à prendre des risques, à explorer et à imaginer de nouvelles possibilités au sein de ma pratique. »
Site web : michaellesergile.com
Instagram : @michaellesergile
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2026
Cette année, la Fondation Hnatyshyn est fière d’augmenter la valeur des prix secondaires, établis en 2025, de 3 000 $ à 4 000 $ chacun.
Maria-Margaretta Cabana Boucher (elle)
Photo : Jake Kimble. Avec l’aimable autorisation de Maria-Margaretta Cabana Boucher.
Maria-Margaretta Cabana Boucher est une artiste interdisciplinaire et mère michif de la rivière Rouge, originaire du territoire du Traité n° 6 à Saskatoon (Saskatchewan). Elle vit et crée actuellement sur les territoires volés aux nations xwmƏƟkwƏýƏm (Musqueam), Skwxwú7mesh (Squamish) et SƏĺílwƏtaʔ/Selilwitulh (Tsleil-Waututh). Cabana Boucher est citoyenne de la Nation métisse de la Saskatchewan. Elle a des liens familiaux avec la communauté métisse de St. Louis, SK par sa lignée paternelle et des origines britanniques par sa lignée maternelle. Elle est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de la Emily Carr University of Art + Design et une maîtrise en beaux-arts de l’Université OCAD. Sa pratique artistique explore les archives personnelles des Michif, le perlage autobiographique et les objets du quotidien. En utilisant l’identité métisse comme lieu de transformation, elle s’interroge sur la manière dont la mémoire, l’expérience personnelle, la maternité et les relations ancestrales influencent sa compréhension de soi.
Les œuvres de Cabana Boucher ont été exposées tant à l’échelle nationale qu’internationale. Sa récente exposition personnelle, intitulée A memory of you: of holding, of carrying, together, a fait l’objet d’une tournée à la Grunt Gallery (Vancouver, Colombie-Britannique), au SNAP (Edmonton, Alberta) et à la Mary E. Black Gallery du Centre for Craft Nova Scotia. Elle a été présélectionnée pour le Lind Prize en 2024 et le Salt Spring National Art Prize en 2021, et a reçu le Melinda Mayhall Memorial Award dans la catégorie d’artisanat autochtone en 2026. Ses œuvres font partie de la TD Indigenous Art Collection et elle vient de mener à bien un projet d’art public commandé pour le Capture Photography Festival 2026, qui se tiendra dans le bâtiment de la Dal Grauer Substation à Vancouver.
Maria-Margaretta Cabana Boucher, Aansaamb, 2025. Site-specific installation on the BC Hydro Dal Grauer Substation building, Vancouver, as part of the Capture Photography Festival. Photo: Dennis Ha. Courtesy of Maria-Margaretta Cabana Boucher.
Maria-Margaretta Cabana Boucher, Many hands of not so light work, 2025. Perles de rocaille, gants de latex, feutre, œillets, pierre, résine, fleurs de boutons d'or. Avec l’aimable autorisation de Maria-Margaretta Cabana Boucher
« C’est un immense honneur d’avoir été sélectionnée parmi les finalistes des Prix William et Meredith Saunderson pour les artistes de la relève. Je tiens tout particulièrement à remercier les membres du jury d’avoir reconnu mon travail aux côtés de mes collègues nominés et finalistes, que j’admire et respecte depuis longtemps. Merci à Caitlin Bodewitz et à la SNAP Gallery de m’avoir proposée et de m’apporter leur soutien sans faille. Ce prix m’aidera à développer une pratique artistique durable qui me permettra à la fois de m’occuper de ma fille et de nourrir ma pratique en atelier. Voir l’amour, l’attention et les histoires qui se cachent dans mon travail être mis à l’honneur m’encourage à continuer à partager et à créer pour ma famille et mes communautés. Merci/Maarsii à la Fondation Hnatyshyn. »
Cabana Boucher est représentée par Ceremonial Art.
Instagram : @mariamargaretta
Jake Kimble (n’importe quel pronom)
Avec l’aimable autorisation de Jake Kimble.
Jake Kimble est artiste et commissaire d’exposition multidisciplinaire chipewyan (Dënesųłıné), originaire du territoire du Traité n° 8 dans les Territoires du Nord-Ouest, dont la pratique s’articule autour des gestes de bien-être personnel, de reconstruction de soi et de refus des idéologies fondées sur le genre. Kimble appartient à la Deninu K’ue First Nation et vit, travaille et photographie sur sur le territoire volé des nations xʷməθkʷəy̓əm (Musqueam), Sḵwx̱wú7mesh Úxwumixw (Squamish) et səl̓ilw̓ətaʔɬ (Tsleil-Waututh). Titulaire d’un diplôme d’art dramatique de la Vancouver Film School et d’un baccalauréat en beaux-arts avec spécialisation en photographie de la Emily Carr University of Art + Design, Kimble imprègne son œuvre d’un sens de la théâtralité et de la légèreté, qui constituent les principes fondamentaux de sa pratique. À travers une subversion astucieuse de l’esthétique du quotidien, Kimble joue également avec le langage et l’ambiguïté – ce qui lui vient naturellement en tant que personne bispirituelle. En utilisant son sens de l’humour comme outil, Kimble explore les thèmes de l’existentialisme, du narcissisme et de l’étrange, invitant les membres du public à examiner les absurdités qui existent au quotidien afin qu’iels aussi puissent respirer, se détendre et même rire dans ces espaces où le rire est souvent perdu.
Kimble a effectué des résidences au Klondike Institute of Art and Culture, au Yukon, et au Banff Centre for Arts + Creativity, en Alberta, et a été co-commissaire de la Biennale d’art contemporain autochtone (BACA) de 2024. Plus récemment, Kimble a présenté sa première exposition individuelle dans une institution, à la Beaverbrook Art Gallery de Fredericton, au Nouveau-Brunswick. Son travail a été mis à l’honneur sur les panneaux d’affichage de King Street et de Shaw Street à l’occasion du Scotiabank CONTACT Photography Festival en 2023, et a fait partie d’une exposition collective à l’Audain Art Museum aux côtés d’Adad Hannah, de Michelle Sound et de Jin-me Yoon dans le cadre du Capture Photography Festival en 2024. Ses œuvres ont été présentées dans diverses expositions collectives et individuelles à travers le Canada et font partie de collections prestigieuses telles que la TD Collection, la Scotiabank Collection et la Art Gallery of Hamilton.
Jake Kimble, My Guardian Angel is Tired, 2023. 13 pi x 59 po. Photo : Dennis Ha. Avec l’aimable autorisation de Jake Kimble.
Jake Kimble, I’ll Be There Soon, I’m Just Held Up At The Moment, 2026. 37 × 46 po. Vue d’installation photographiée par Byron Dauncey. Avec l’aimable autorisation de Jake Kimble.
« J’ai des bleus à force de me pincer. Je sais que c’est un cliché, mais c’est vraiment un honneur d’être parmi les artistes nominé·es. J’éprouve beaucoup de gratitude envers la Fondation Hnatyshyn pour cette distinction et ce prix en espèces ! C’est un privilège de créer et de voir son travail exposé. Je ne tiens pas cela pour acquis, pas le moins du monde. Pour moi, la photographie est une forme de rituel personnel : exorciser ce que je ressens à travers une photo me permet d’analyser, d’assimiler et, au final, de guérir. Cela me permet également d’être l’auteurice de ma propre histoire. En tant que personne chipewyane bispirituelle, c’est extrêmement important puisque pendant si longtemps, nos histoires n’ont pas été racontées par nous-mêmes. Recevoir ce prix renforce ma confiance et me confirme que je suis sur la bonne voie. Quelle chance de recevoir une telle reconnaissance de mon travail acharné! »
Site web : jakekimble.ca
Instagram : @jakekimble
Yen-Chao Lin (elle)Photo : Ash KG. Avec l’aimable autorisation de Yen-Chao Lin.
La pratique artistique de Yen-Chao Lin s’appuie sur un intérêt pour ce qui ne se voit pas mais se ressent.
Ayant grandi au sein d’une famille multiconfessionnelle à Taïwan, elle a été très tôt en contact avec des pratiques spirituelles et des systèmes de croyances populaires, des objets rituels, l’imagerie religieuse, la littérature New Age, les cristaux thérapeutiques et d’autres formes de culture matérielle associées. Si, à l’âge adulte, elle porte un regard critique sur la religion et la spiritualité, consciente des forces sociales, politiques et financières complexes qui sous-tendent souvent les dogmes, ces expériences formatrices continuent d’influencer son œuvre : elle y aborde les arts divinatoires, le folklore, l’alchimie, la culture matérielle, l’objet, l’histoire naturelle, les minéraux et le paysage.
Alliant sculpture, installation et cinéma expérimental, Lin mène une pratique fondamentalement axée sur la recherche, centrée sur le processus et ancrée dans la matière. Elle utilise des supports variés, intégrant souvent des technologies analogiques et des formes hybrides d’artisanat traditionnel, notamment le travail du verre, la dinanderie et l’émail vitrifié. Son travail actuel s’appuie sur la radiesthésie – une technique traditionnelle de divination – à la fois comme cadre conceptuel et comme méthodologie créative pour explorer les savoirs traditionnels oubliés, l’extraction des ressources, les formes alternatives de guerre et la notion d’éléments cachés à la vue de tous. Depuis 2018, elle travaille intensivement avec des pièces de un cent canadiennes en cuivre, utilisant cette monnaie désuète pour examiner l’exploitation minière, l’histoire coloniale et le travail. La pratique cinématographique expérimentale de Lin s’inspire des rituels alchimiques de la chambre noire, notamment le développement manuel et le tirage optique. Utilisant le paysage comme reflet de paysages intérieurs, elle tisse ensemble des histoires contradictoires, brouillant les frontières entre mémoire et spéculation, fait et imagination.
Yen-Chao Lin, Invisible Landscape 景界 (image fixe), 2026. N&B & Couleur, son, Super 8 & 16 mm à HD, 12:06. Avec l’aimable autorisation de Yen-Chao Lin.
Yen-Chao Lin, As Above So Below, 2025. Cuivre, acier décarboné, émail vitrifié. Dimensions variables. Photo : Yen-Chao Lin. Avec l’aimable autorisation de Yen-Chao Lin.
« Le parcours de chaque artiste est unique et rarement sans détours. N’ayant commencé à faire de l’art que dans la mi-trentaine, être sélectionnée comme finaliste d’un Prix Saunderson pour les artistes de la relève constitue une reconnaissance significative de mon parcours : le saut dans l’inconnu, les doutes, les difficultés, les rejets, le travail invisible, la joie créative, la passion, les leçons de résilience et de ténacité, ainsi que les hauts et les bas de toute la palette des émotions humaines nécessaires pour mener une pratique artistique. Je me sens extrêmement honorée et reconnaissante que mon travail soit vu et reconnu. Recevoir cette reconnaissance à ce moment précis est particulièrement significatif, car ma pratique commence à prendre un élan plus important. En plaçant mon travail sur une scène canadienne plus vaste, ce prix me donne la confiance nécessaire pour continuer à faire évoluer ma pratique. Le financement me permettra d’entreprendre des recherches sur l’exploitation minière préhistorique et les techniques ancestrales de travail des métaux, approfondissant ainsi ma compréhension des histoires matérielles qui sous-tendent mon œuvre actuelle. »
Site web : yenchaolin.com
Instagram : @yenchao.lynx
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2026
Daina Warren, commissaire d’exposition indépendante et lauréate du Prix d’excellence en mi-carrière de la Fondation Hnatyshyn pour le commissariat d’art contemporain de 2018
Katie Lawson, commissaire d’exposition indépendante et lauréate de la Résidence Fondation Hnatyshyn - Fogo Island Arts pour jeune commissaire de 2023
Tak Pham, Commissaire d’exposition de la galerie Illingworth Kerr à la Alberta University of the Arts et lauréat de la Résidence Fondation Hnatyshyn - Fogo Island Arts pour jeune commissaire de 2023
Erica Chi, Agente, art public, Ville d’Ottawa (Membre du jury invitée pour le départage du vote final)